
Il faut prévoir des pansements pendant une semaine après l'intervention. Le port d'une gaine de cotention est recommandée pendant 4 semaines, jour et nuit. Il faut prévoir un arrêt de travail de 2 semaines.
La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s'estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce, progressivement, pendant 1 à 3 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil avant 6 mois.
L'activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 6ème semaine post-opératoire.
Le résultat
Il convient en effet d'avoir la patience d'attendre le délai nécessaire ( à peu prés un an) à l'atténuation de la cicatrice .En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que si elle s’estompe avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. Il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, dépend (de la) patient(e).
Au-delà de l'amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale à la patiente une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique aident la patiente ou le patient dans l'ajustement de leur équilibre pondéral.
Les imperfections de résultat
Le plus souvent une plastie abdominale correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient(e)s, avec un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu. Cependant, certaines imperfections peuvent subvenir sans qu’elles ne constituent de réelles complications :
Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui est parfois un peu trop visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, devenir élargie, épaisse, voire chéloïde.
L’ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.
En cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être observée.
Ces imperfections peuvent demander une "retouche" chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois post-opératoire.
Les complications envisageables
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) bien que globalement assez rares sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
La survenue d’une infection en fait peu fréquente, nécessitera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
Il n’est pas rare d’observer à partir du 8ème jour postopératoire, un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, et il s’assèche.
Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois au décours de l’abdominoplastie.
Enfin, on peut observer, notamment, chez les patientes dont la peau est très lésée ou très cicatricielle, des phénomènes de retard de cicatrisation qui allongent les suites opératoires.

